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Violences contre les Maires sortants


Les images récentes d’élus bousculés, conspués, parfois humiliés publiquement après leur défaite témoignent d’un climat qui se dégrade dangereusement.


Dans certaines communes, des Maires sortants ont même dû être escortés sous protection, car pris à partie par des militants exaltés, certainement sympathisants de La France insoumise et fidèle à la stratégie du conflit permanent.


Ce basculement est grave et révèle une forme de désinhibition politique, où l’adversaire n’est plus un contradicteur mais un ennemi à abattre, y compris dans sa dignité. 


Or, s’en prendre ainsi à un maire, c’est s’en prendre à ce qu’il incarne, l’autorité républicaine, la proximité démocratique, le dernier échelon de confiance entre l’État et les citoyens.


Dans un contexte où les agressions, menaces et intimidations contre les élus restent nombreuses sur l’ensemble du territoire, ces scènes franchissent un seuil supplémentaire, celui de l’humiliation publique, assumée, parfois même revendiquée.


On ne peut décemment pas l'accepter. Si rien n’est fait pour enrayer cette dérive, c’est la vocation même de l’engagement local qui pourrait être menacée. 


Car, au fond, une démocratie ne se mesure pas seulement à l’expression libre des citoyens, mais aussi à la manière dont elle traite ceux qui la servent, y compris lorsqu’ils sont battus.



Maxime Coppet



 
 
 

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